Ma maison est-elle une passoire ?
Une maison passoire c’est une maison qui laisse s’évader l’énergie, le CO2, mais aussi les euros de ses occupants d’où l’intérêt à analyser attentivement sa propre habitation. Il en est des maisons, comme de vous-même : elles peuvent être économes ou dépensières !Mais être « panier percé » n’est pas une fatalité : quelques astuces pour mieux diagnostiquer une « Maison énergétivore », ou comment se transformer de passoire en coffre-fort :

(Le bâti) Ma Maison : Où et Quand ?
Où : côté Sud ou côté Nord, bien entouré ou très venté, le site et l’orientation influence directement l’isolation du bâtiment.
Difficile de changer son exposition ou de planter une forêt autour de sa maison, en revanche contrôler ses points faibles, c’est valoriser ses atouts.
Quand : Ancienne ou Récente … la date de construction change tout !
Avant 1974, aucune obligation d’isoler n’était imposée, il est, cependant, toujours possible de réhabiliter l’habitation pour diminuer les fuites d’énergie.
Il faut parfois dépenser plus aujourd’hui pour gagner de l’argent demain.
Car l’énergie s’évade par tous les trous : par le haut, par le bas et même sur les côtés.
En haut : La chaleur monte, c’est bien connu, et pour peu que votre plafond ne soit pas un plancher, votre facture énergétique peut s’envoler par le toit (jusqu’à 30% de la somme totale dépensée en énergie chaque année !)
Une seule priorité : l’isolation des combles et de la toiture fera baisser la facture.
En bas : Le plancher n’est pas à négliger pour autant, ce sont ses « dessous » qu’il vous faut examiner de près pour économiser jusqu’à 7 % d’énergie. Terre plein ou vide sanitaire, un état des lieux est à faire.
Par les côtés : Les murs et les parois vitrées sont aussi source d’échappées énergétiques, jusqu’à 25% de la facture pour des murs mal isolés.
Le choix des matériaux n’est pas anodin et le bois aura la préférence s’il s’agit de limiter l’émission de gaz carbonique.
Mais que la maison soit de paille, de bois ou de brique, tout est question d’épaisseur et d’isolation, aussi bien intérieure qu’extérieure.
En matière de parois vitrées, le double vitrage est recommandée : 13% d’énergie gagnée !
Et contrairement aux idées reçues, une véranda extérieure, ou une loggia fermée, peuvent devenir de précieux atouts en matière d’isolation. Orientées plein sud, elles contribuent même au chauffage du logement.
Comme quoi, l’effet de serre peut parfois être attrayant !
La ventilation
Attention, calfeutrer son habitat n’est pas l’étouffer !
La maison doit respirer : une bonne ventilation évitera l’humidité et la détérioration du bâtiment, source de déperdition énergétique.
La ventilation reste de mise pour conserver sa maison en bonne santé.
Le Chauffage
Une fois toute l’habitation colmatée, encore faut-il la chauffer rentablement.
Le chauffage représente jusqu’à 70 % du budget énergétique, ça vaut le coup de chouchouter un peu sa chaudière.
Et la chaudière, on l’aime jeune (plus de 20 ans, c’est jusqu’à 30 % d’énergie gaspillée et du gaz à effet de serre propagé).
On l’aime aussi bien réglée, pour éviter d’augmenter encore de 12% la débauche d’énergie.
On lui offre une horloge de programmation pour qu’elle s’adapte aux variations de températures et aux heures de la journée.
On lui adjoint des radiateurs équipés de robinets thermostatiques.
Et enfin, on n’hésite pas à la soulager en exploitant les cheminées, les poêles, des panneaux solaires ou même une pompe géothermique, toutes ces sources d’énergies gratuites et non polluantes qui sauront rendre le sourire aux budgets les plus serrés.
La consommation d’eau
En matière de gaspi, il y a pire que l’énergie, il y a l’eau.
Nous consommons quotidiennement, en moyenne, 150 à 300 litres d’eau par personne, dont 20% sont gaspillés par négligence.
Un robinet qui goutte ? C’est 150 m3/an qui s’évaporent et qui alourdissent la facture.
Une chasse d’eau qui fuit ? 150 m3/an de plus.
Une fuite sur la canalisation ? Et encore 150m3 supplémentaires qui nous coûtent chers.
Sans compter nos vieux appareils électroménagers qui sont reconnus comme de grands gaspilleurs d’eau !
Et si les petits ruisseaux font les grands fleuves, gageons qu’il n’y a pas de petites économies en matière d’énergie.