État des lieux

Avant de chercher à améliorer ou même réparer notre planète , il est plus que nécessaire de dresser l’état des lieux de la pollution de l’homme, et tout particulièrement dans le domaine du bâtiment.

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1. L'effet de serre

Le pire prédateur de notre planète est : l’Homme ! Ou, pour être plus exact, son développement économique et social.
L’homme pour se nourrir, se chauffer, s’éclairer, se déplacer et même s’amuser, est un ogre qui dévore l’énergie au quotidien, et rejette du Gaz à Effet de Serre (G.E.S.), et ça, c’est nocif !

Attention, les G.E.S. ne sont pas maléfiques en eux même, ils permettent de maintenir une température moyenne de 15°C en interceptant les infrarouges émis par la Terre. En clair, sans eux, notre planète serait un glaçon : l’effet de serre est indispensable à la vie. Mais, ici, comme ailleurs, c’est l’excès qui perturbe dangereusement notre climat.

Les Gaz à Effet de Serre, c’est quoi ?
Contrairement aux idées reçues, pas seulement du gaz carbonique,  le fameux bouc émissaire des écologistes, mais aussi :

  • Gaz carbonique (CO2)
  • Méthane (CH4)
  • Protoxyde d’azote (N20)
  • Gaz fluorés et hydrocarbures perfluorés (Halocarbures)
  • Hexafluorure de souffre

 D'où viennent les G.E.S. produits par l'homme ?

  • Le gaz carbonique est surtout dû à la combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) et à l’industrie (fabrication de ciment) ;
     
  • Le méthane provient de l’élevage des ruminants, de la culture du riz, des décharges d’ordures, des exploitations pétrolières et gazières ;
     
  • Le protoxyde d’azote vient des engrais azotés et de divers procédés chimiques ;
     
  • Les gaz fluorés sont des gaz propulseurs dans les bombes aérosols, des gaz réfrigérants (climatiseurs) ;
     
  • L’hexafluorure de soufre est un gaz détecteur de fuites, utilisé également pour l’isolation électrique ;
     
  • Les hydrocarbures perfluorés sont entre autres émis lors de la fabrication de l’aluminium.

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Et si on observe qu’1kg de méthane = 20 kg de gaz carbonique, c’est pour mieux se féliciter qu’il y ai moins de vache que de véhicules motorisés !

Un français émet en moyenne 9 tonnes de CO2 par an.
Et si l’on considère que 80% des français pensent que leur logement est bien isolé, alors qu’1/3 des habitations est équipé d’un simple vitrage, il devient évident qu’une prise de conscience s’impose : chaque geste compte !

Dés 1992, les Nations Unies prenaient conscience de ce danger

Une prise de conscience lente en plusieurs dates symboliques :

  • 1992 L’ONU lors de la Convention climat de Rio  affirme la nécessité  de « stabiliser les concentrations de Gaz à Effet de Serre » pour « empêcher toute perturbation dangereuse du système climatique »
     
  • 1997 c’est le PROTOCOLE DE KYOTO les pays industrialisés s’engagent à réduire leurs émissions des 6 principaux GES de 5% entre 2008 et 2012 par rapport à leur niveaux de 1990
     
  • En janvier 2000, la France adopte un programme national de lutte contre le changement climatique (PNLCC).
     
  • En juillet 2004 est lancé le Plan Climat 2004-2012 pour veiller à l’application du Protocole de Kyoto
     
  • 2007 tenue du Grenelle de l’environnement qui fixe de nouveaux seuils de consommation énergétique pour le bâtiment neuf comme ancien.

 Encore une fois, chaque geste compte, et tout particulièrement pour le bâtiment.

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2. État des lieux du bâtiment

En effet, le secteur de l'habitat est le plus gros consommateur en énergie, il représente 46% de la consommation énergétique française.

Le secteur du bâtiment c’est :

  • 46% de la consommation énergétique française,
  • 25% des émissions  des Gaz a effet de Serre,
  • Une émission de 120 millions de tonnes de CO2,
  • Une augmentation de la consommation énergétique de 30% en 30 ans,
  • Une augmentation d’émission de GES de 8% en 13 ans

C’est donc un secteur incontournable dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Le coût énergétique d’une habitation est à la fois pénalisant pour l’environnement et pour le budget de son occupant ; nul doute que les consommateurs se montrent aussi sensibles au premier qu’au second argument : 76 % des travaux réalisés en 2002 ont été effectués pour réduire la facture d’énergie.

Ces efforts individuels rejoignent les priorités des accords internationaux : l’objectif avoué est de réduire par 4 les émissions de CO2 du secteur du bâtiment en 2050 : le fameux « FACTEUR 4 ».

Aujourd’hui, la consommation d’énergie moyenne est de 250 Kilowattheures par m² par an. En 2012, il nous faudra descendre à 50 kWh/m²/an dans l’habitat neuf.

Néanmoins, sur les 30 millions d’habitations constituant le parc immobilier, près de 14 millions de logements ont été construits avant 1974 (et donc avant les réglementations sur la consommation d’énergie).
La rénovation est donc devenu le nouveau cheval de bataille des professionnels et du gouvernement lors du Grenelle de l’environnement : dans un logement ancien, chauffé au gaz ou au fioul, l’économie d’émission individuelle peut s’élever à 18 % !

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